De Ynternasjonale

Ut Wikipedy
Gean nei: navigaasje, sykje

De Ynternasjonale is de striidsang fan it sosjalisme.

Untstean[bewurkje seksje | edit source]

Yn juny 1871, nei de fal fan de Kommune fan Parys, skreau Eugène Pottier yn Parys it gedicht L'Internationale, mei dêryn de sentiminten dy't ta it útroppen fan de Kommune let hienen. Hy moast koart dêrnei yn ballingskip en kaam earst yn 1886 werom nei Parys. Koart foar syn dea yn 1887, waard it gedicht útbrocht as part fan de bondel Chants révolutionnaires.

Yn 1888 woe Pierre Chretien de Geyter it gedicht troch syn koar sjonge litte. Foar de Kommune fan Parys wie de Marsellaise de striidsang, dat nei alle gedachten hie Pottier dy yn 'e holle doe't er syn wurden skreau. De Greyter skreau lykwols in oare meldij yn deselde styl. Yn de rin fan de tiid is it liet mei dizze meldij, mar dan meast wat steatliker sjongen, wurden ta de striidsang fan it sosjalisme, benammen fan it radikaal sosjalisme.

Wurden[bewurkje seksje | edit source]

It liet is nei in grut tal talen en sels dialekten oerset. Yn Chants révolutionnaires stiet it lykwols sa.

L'internationale[bewurkje seksje | edit source]

Au citoyen LEFRANÇAIS, membre de la Commune.

C'est la lutte finale :
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain.

Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère,
C'est l'irruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Il n'est pas de sauveurs suprêmes :
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !

L'État comprime et la loi triche ;
L'Impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s'impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois ;
«Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
»Égaux, pas de devoirs sans droits !»

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a créé s'est fondu.
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

Les Rois nous soulaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l'air et rompons les rangs !
S'ils s'obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais, si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins, disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

C'est la lutte finale :
Groupons-nous, et demain,
L'internationale
Sera le genre humain.

Keppeling om utens[bewurkje seksje | edit source]